Quatre ans avant le film hollywoodien de 1993, qui fait d'ailleurs partie des pires adaptations de l'histoire, Mario et Luigi avaient déjà quitté Brooklyn pour le Royaume Champignon... à la télé. En 1989, Super Mario Bros. Super Show! débarque sur les écrans et devient, presque malgré lui, une capsule culte de l’ère Nintendo.
Mi-sitcom, mi-dessin animé, le show alterne séquences live (avec de vrais acteurs) et épisodes animés inspirés des jeux NES. Lou Albano (ancien catcheur) incarne Mario, moustache au poil et accent à couper à la clé à molette. Danny Wells joue Luigi. Ensemble, ils reprennent les bases de l’univers Mario : tuyaux magiques, Bowser en antagoniste principal, et les figures clés que sont Peach et Toad.
Avant le film, il y avait le Super Mario Bros. Super Show! — et il avait déjà tout compris
Si la série prend des libertés assumées avec l’univers original, elle conserve l’essentiel : l’aventure, le décalage, et l’humour. Certains épisodes s’inspirent ouvertement de contes traditionnels — Ali Baba, Blanche-Neige, Robin des Bois — adaptés à la sauce champignon. L’idée est claire : parler aux enfants en mélangeant références culturelles et imaginaire vidéoludique.
Difficile de parler du Super Show! sans évoquer son générique. “Do the Mario!”, sur fond de beat hip-hop typique de la fin des années 80, reste gravé dans les mémoires. Lou Albano y danse maladroitement devant un fond vert, mais l’énergie y est. Le tout évoque plus Le Prince de Bel-Air que l’univers de Shigeru Miyamoto, et c’est précisément ce décalage qui a fait mouche.
La série a été diffusée en France, dès 1990 sur Canal+ dans l’émission Cabou Cadin, puis en clair sur Antenne 2, France 2, France 3, M6, et même sur Game One dans les années 2000.