Cette fois-ci, c’est la bonne. Après deux reports et de multiples ajustements pour être l’expérience la plus solide de la saga imaginée par Ubisoft, Assassin’s Creed Shadows est enfin disponible depuis le 20 mars. Uniquement disponible sur PC, PS5 et Xbox Series S/X, l’aventure prend cette fois la direction du Japon féodal de la fin des années 1500, marquant les derniers instants de l’ère Sengoku, en pleine période Azuchi-Momoyama. En attendant de savoir si Shadows sera l’un des titres de l’année et donc l’un des plus emblématiques d’une saga qui fête (déjà) ses 18 ans, retour justement sur le passé animé d’Assassin’s Creed, avec notre classement du pire au meilleur opus de la licence-phare d’Ubisoft.
13. Assassin’s Creed Syndicate (2015)
Un épisode que l’on a parfois tendance à oublier, ce qui n’est jamais bon signe. Déplacer la saga à l’époque du Londres victorien (fin XIXe siècle) était loin d’être une mauvaise idée. Incarner deux assassins, qui plus est frère et sœur, était également une bonne idée. Seulement voilà… rien ne se passe ! Dans la lignée des opus précédents, le titre ne parvient pas à insuffler une nouvelle dynamique malgré l’arrivée de nouvelles fonctionnalités comme les gangs ou le grappin. Surtout, de nombreux bugs et le manque de charisme des personnages principaux viennent à nouveau gâcher l’expérience au début, ce qui fait partie des choses difficilement pardonnables quand on aime le jeu vidéo.
12. Assassin’s Creed Rogue (2014)
Contenter les fans qui n’avaient pas accès à la next-gen et donc à Unity, telle est la promesse d’Assassin’s Creed Rogue. En 2014, Ubisoft offre donc… un remake déguisé de Black Flag. Le constat est simple : reprendre le même gameplay mais transposer l’action durant la Guerre de Sept Ans. Le rebelle Edward Kenway est ici remplacé par un autre rebelle, Shay McCormac, ancien Assassin passé du côté Templier. Excepté le fait d’explorer un peu plus la vision des Templiers, force est de constater qu’Assassin’s Creed Rogue ne peut mériter une plus haute place. On apprécie toutefois la mécanique toujours aussi immersive des batailles navales et les connexions avec l’univers Assassin’s Creed, faisant de cet opus un sympathique divertissement.
11. Assassin’s Creed Unity (2014)
C’était l’aventure que beaucoup réclamaient depuis longtemps : un Assassin’s Creed à Paris, au temps de la Révolution Française. Cruelle déception pour certains, épisode incroyable pour d’autres… 11 ans après sa sortie, Assassin’s Creed Unity demeure une véritable énigme à juger. S’il y a bien quelque chose que l’on ne peut reprocher à cet opus, c’est son ambition : une ville de Paris reproduite à l'échelle quasi 1:1 (du jamais vu dans l'histoire de la franchise). Mais à côté des nombreux bugs présents au lancement, le manque de fluidité, une performance graphique décevante ou encore un héros moins charismatique que les précédents héros, Unity fait finalement figure de pétard mouillé.
10. Assassin’s Creed Mirage (2023)
Retour aux sources. Ce sont sûrement les trois mots qui désignent le mieux Assassin’s Creed Mirage, dernier opus sorti avant Shadows. Exit les mondes gigantesques qui demandent des dizaines d’heures à explorer, Ubisoft nous renvoie à la nostalgie du tout premier opus, avec Bagdad et ses environs comme seul cadre, en plein IXe siècle. Forcément, après le virage RPG qu’avait pris la licence, ce retour aux fondamentaux provoque une certaine émotion au début, mais laisse très vite à l’ennui. Le jeu se termine très rapidement et le titre se résume à ce qui a fait le succès de la licence au tout début : le parkour et les assassinats planifiés. Si Mirage était sorti rapidement entre deux épisodes, cela aurait pu satisfaire les fans devenus exigeants. Mais le fait qu’il intervienne trois ans après Valhalla a de quoi laisser un goût de déception…
9. Assassin’s Creed Revelations (2011)
Jamais deux sans trois avec Ezio. Au crépuscule de sa vie d’Assassin, Ezio revient avec une ultime aventure qui l’emmène en plein Empire ottoman. Recherchant les secrets du grand maître Assassin Altaïr Ibn La’Ahad, Ezio doit découvrir quel sera son avenir et celui de la Confrérie. Un pitch idéal pour offrir aux fans l’opportunité de réaliser un rêve : incarner Ezio et Altaïr dans un même titre. Naviguant entre les rues de Constantinople ou les grottes de Cappadoce, et le passé d’Altaïr, le titre joue une nouvelle fois la carte de l’épique, sur fond de conclusion pour ces deux héros emblématiques.
8. Assassin’s Creed (2007)
Celui par qui tout a commencé. En 2007, un homme redoutable voltige de toits en toits, combat fougueusement et marque d’emblée les esprits par son look iconique. Non, il ne s’agit pas d’un énième Prince of Persia, même si l’inspiration est évidente. Son nom ? Altaïr. Sa mission ? Vaincre les Templiers en Terre Sainte à l’époque de la Troisième Croisade. Dans l’époque historiquement riche de la Troisième Croisade, parfaitement retranscrite dans les villes de Damas, Jérusalem, Acre ou encore Masyaf, le joueur découvre les bases, certes vieillissantes aujourd’hui, d’une saga à l’incroyable potentiel.
7. Assassin’s Creed Valhalla (2020)
Dans la trilogie des “antiques”, démarrée avec Origins et poursuivie avec Odyssey, il s’agit peut-être de celui qui a le plus clivé et donc déçu. Incarner un Viking, il faut bien avouer que cela est un véritable plaisir, de même que qu'explorer les confins des terres nordiques. Quêtes annexes, missions à foison et une colonie à entretenir et développer : Assassin's Creed Valhalla est généreux et mérite forcément une bonne place. Mais malgré le retour de l'iconique lame secrète, la sensation de ne plus être devant un Assassin's Creed, légèrement perceptible avec Origins et Odyssey, est on ne peut plus forte. La furtivité et cette aisance de déplacement qui caractérisaient les précédents opus disparaît fortement avec la lourdeur des Vikings et leurs armures, et l'on a plus l'impression d'être devant un RPG-fantastique qu'un Assassin's Creed.
6. Assassin’s Creed Brotherhood (2010)
Suite directe de l’épisode II, Brotherhood continue de nous charmer avec l’Italie de la Renaissance et son héros charismatique en transposant cette fois l’action à Rome, siège du pouvoir papal. Dans un contexte historique toujours aussi prenant, avec la lutte contre la famille Borgia en thème central, on aime toujours autant déambuler dans les rues de la mythique Rome. Malgré quelques nouveautés bienvenues comme le système de formation et faction d’Assassins mais surtout du mode multijoueur qui offre de sacrés affrontements, Brotherhood apparaît finalement comme un Assassin’s Creed 2.5 plutôt qu’un épisode à part entière.
5. Assassin’s Creed III (2012)
Passer après Ezio était une mission des plus difficiles et, malgré tous ses efforts, Connor, héros de cet épisode, ne se hisse pas à la hauteur du maître florentin. Néanmoins, force est de constater qu’il s’agit là du seul point faible de cet Assassin’s Creed III. Pour tout le reste (histoire, gameplay, sensations), cette aventure en pleine Révolution Américaine est un bol d’air frais bienvenu, avec des missions en pleine bataille parmi les meilleures de l’histoire de la saga. Et c’est avec Connor que l’on s’initie au maniement d’un navire, ce qui mérite forcément un bon point.
4. Assassin’s Origins (2017)
L’épisode du grand pari. Avant Origins, la licence a perdu de son éclat, à cause notamment de derniers titres minés par les bugs et les histoires vite oubliables. Ubisfot remet alors les points sur les “i” en relançant la saga dans ses lointaines “origines” : bienvenue en Égypte antique. Fini l’Assassin’s Creed classique, le terrain de jeu est désormais plus grand et plus ouvert que jamais, et donc plus intéressant à explorer, et la licence devient une sorte de RPG. Une évolution qui se ressent aussi dans la manière de jouer, que l’on tente une approche des plus furtives ou en mode bourrin.
3. Assassin’s Creed IV Black Flag (2013)
On continue avec la famille Kenway, mais cette fois avec Edward, père d’Haytham et grand-père de Connor, l’un des plus redoutables pirates des Caraïbes au début du XVIIIe siècle. Propulsé par hasard au sein du conflit historique entre Assassins et Templiers, Edward est un personnage à part, adaptant le credo des Assassins à son identité de pirate, comme un parfait mélange entre Altaïr (ou Ezio) et Jack Sparrow. Dans le décor ensoleillé de La Havane, Nassau et des mers caribéennes, le point fort de BlackFlag est le gameplay de navigation, hyper immersif et qui donne presque envie d’entonner de célèbres chants de pirates.
2. Assassin’s Creed Odyssey (2018)
Reprendre les codes d’Origins, qui a mis tout le monde d’accord, l’enrichir de quelques nouveautés et surtout prendre la direction de la Grèce antique : voilà une bonne recette du succès. Si Origins était déjà impressionnant en termes de contenus, l’expérience est encore plus folles en terres grecques, avec une durée de vie et une foule d’activités annexes. Ajoutons à cela une immersion toujours plus réaliste et des dialogues à choix multiples qui donnent parfois à des échanges mythiques, sans oublier un système de personnalisation quasi-infini, le retour des batailles navales et des combats toujours plus nerveux, et l’on obtient sans doute ce qu’Ubisoft a fait de mieux avec la licence d’Assassin’s Creed.
1. Assassin’s Creed II (2009)
Pour beaucoup LE MEILLEUR, et sans contestation ! Direction cette fois l’Italie de la Renaissance, où l’aventure initiatique du jeune Ezio nous mène dans les rues de Florence, Venise et de la Toscane. Digne d’un blockbuster, entre vendetta familiale, conspiration jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir et infiltrations dans les monuments les plus célèbres du pays, l’aventure est prenante du début à la fin. Courir sur les toits de Florence ou dans les ruelles de Venise en pleine nuit procure toujours autant de plaisir. Histoire, bande-son, diversité des missions… c’est un sans-faute sur toute la ligne.